Quand en est complément d’objet direct (COD)
On vous présente l’accord du participe passé lorsqu’il est accompagné du pronom relatif que.
Prenons l’exemple suivant :
Les personnes que j’ai rencontrées hier semblaient gentilles.
Généralement, le pronom relatif que est complément d’objet direct. J’ai rencontré qui? Que mis pour personnes. Que est donc complément d’objet direct et rencontrées s’accorde.
Prenons cet autre exemple :
Les cent cinquante kilos que Marc a pesé___ l’ont rendu malade.
Si que est précédé d’une quantité comme cinq, dix, mille, il est normalement complément circonstanciel.
Ici, la question que vous devez poser est combien. Marc a pesé combien et non quoi. Marc a pesé cent cinquante kilos, donc pas d’accord.
Faites attention à la façon dont vous posez vos questions!
Comparez ces deux phrases :
Vous avez bien un participe passé employé avec avoir.
Ce cadeau lui a coûté combien? Et oui, vous n’avez pas le droit d’utiliser quoi dans votre question parce que la réponse est une quantité. Vous devez plutôt utiliser combien.
Cela implique que le pronom relatif que n’est pas complément d’objet direct, mais bien complément circonstanciel. Donc, coûté- e accent aigu.
Vous avez encore un participe passé employé avec avoir. Son potager lui a coûté quoi? La réponse que mis pour jours de travail. Donc, coûtés e accent aigu-s.
Les verbes touchés par cette règle sont principalement :
Prenons deux autres exemples :
Les quatre-vingts kilomètres que j’ai parcouru__ étaient dans la grande région outaouaise.
J’ai parcouru quoi? Impossible.
J’ai parcouru quelle distance? Que mis pour quatre-vingts kilomètres. Il s’agit bien ici d’une quantité. Donc, pas d’accord : parcouru- u. Si vous ne dites pas qui ou quoi, ce n’est pas un complément direct.
Les villes que j’ai parcouru__ pendant mes vacances se situent dans le nord de l’Ontario.
J’ai parcouru quoi? que mis pour villes. Donc, accord : parcourues-u-e-s.
Par conséquent, demandez-vous toujours ce que le pronom relatif que remplace avant de faire l’accord du participe passé employé avec avoir.
Portez une attention particulière aux verbes que nous avons mentionnés et qui entraînent un complément circonstanciel et non un complément d’objet direct.
Donc, on écrira : J’en ai beaucoup enlevé des mauvaises herbes.

Anne Tremblay
Coordonnatrice
Oui, parce qu’on dit : J’ai enlevé quoi? en qui est COD. Donc, pas d’accord.
M.-J. Bourget
Prof. de français

Si le pronom personnel en est complément d’objet direct du participe passé employé avec avoir, vous ne devez pas accorder votre participe passé.
Voici un exemple :
En est COD
Ces pommes sont bonnes. J’en ai cueilli plusieurs.
En fait, la règle est plus complexe que cela.
Si en est utilisé avec un adjectif numéral (deux, trois, cent, vingt, etc.) ou un adverbe (beaucoup, plusiers, trop, etc.), l’accord est défendu.
J’en ai cueilli vingt. (Vingt est adjectif numéral, donc accord défendu.)
J’en ai cueilli plusieurs. (Plusieurs est adverbe, donc accord défendu.)
Si en est COD et qu’il n’est pas utilisé avec un adjectif numéral ou un adverbe, vous avez le choix d’accorder ou non le participe passé.
J’en ai cueilli. (Cet accord est facultatif : cueillies ou cueilli.)
Donc, n’accordez pas le participe passé employé avec avoir quand en est COD et vous serez plus certaine ou certain de ne pas faire d’erreurs.
Le pronom personnel en n’est pas toujours complément direct!
Voici un exemple :
L’espagnol est une belle langue. Les mots que Karyn en a retenu__ lui servent toujours.
La question que vous devez posez est « Karyn a retenu quoi? » La réponse est que mis pour mots. Vous devez donc accorder retenus parce que en n’est pas le COD.